Carte scolaire à Fresnes, sureffectifs dans les écoles : les associations de parents d’élèves s’inquiètent

Construire des nouveaux logements, c’est bien, prévoir les écoles qui vont avec, c’est mieux ! Avec la livraison des 262 premiers appartements de l’éco-quartier de la Cerisaie, ce sont près de 109 nouveaux enfants – 66 en élémentaire et 43 en maternelle – qui devront être scolarisés sur la ville d’ici la fin de l’année scolaire. Pour accueillir les premiers nouveaux arrivants, les représentants des parents d’élèves de l’API et de la FCPE, soutenus par les enseignants, ont obtenu en urgence l’ouverture de deux classes sur le groupe scolaire Monod Coquelicots le plus proche (une en maternelle, une en élémentaire), dès le 1er décembre dernier. Le hic, c’est que ces deux nouvelles classes ont été confiées à des professeurs chargés habituellement des remplacements (ZIL), ce qui risque de compliquer la situation en cas d’absence des enseignants du secteur (maladies ou autres).

Insuffisant, aussi, pour pallier l’arrivée des autres enfants d’ici juin 2015. Si aucune autre classe n’est ouverte, ces élèves devraient alors être répartis sur les écoles de la ville, ce qui ne sera pas sans poser de problèmes d’organisation aux enseignants de ces établissements, et bien sûr, aux familles qui devront faire le trajet tous les jours entre leur nouvelle habitation et l’établissement où il aura été possible de les scolariser, parfois à l’autre bout de la ville.

Autre tracas qui promet de pointer en 2015 : la livraison révcent de l’immeuble en construction rue Henri Barbusse, qui devrait entraîner l’arrivée de 15 nouveaux élèves selon les estimations avancées au conseil de l’école Barbara. Or, comme nous vous en avions déjà fait déjà part sur notre blog, cet établissement, construit il y a moins de deux ans, est déjà totalement saturé. Après l’ouverture d’une classe dans la bibliothèque à la rentrée, aucune autre ne peut être accueillie dans les locaux prévus pour 5 classes maximum. Les nouveaux arrivants seront donc forcément scolarisés dans un autre établissement de la ville.

Même dans les écoles qui disposent de places suffisantes, accueillir de nouveaux arrivants n’est pas si simple. A Monnet-Marguerites par exemple, le réfectoire récemment rénové ne peut plus accueillir autant d’enfants que d’élèves scolarisables. Pendant ce temps, l’école Frères Lumière est menacée d’une fermeture de classe. Sur le groupe scolaire Roux-Pasteur, 3 classes ont été fermées sur les deux dernières années. Conformément à la nouvelle carte scolaire adoptée en mars 2014, les élèves de la résidence du Val de Bièvre qui y étaient auparavant scolarisés dépendent désormais de la nouvelle école Barbara. Il faut dire que ce groupe scolaire est voué à être détruit, mais pour des projets encore très flous de reconstruction, comme évoqué dans notre précédent article.

Au total, sur toute la ville, près de 140 nouveaux élèves devraient débarquer d’ici la rentrée prochaine, selon les estimations faites par l’API et la FCPE. Un casse-tête pour les enseignants, les services de l’Education  nationale, la Mairie et…une source d’inquiétudes grandissantes pour les parents d’élèves. Pour éviter des classes surchargées et anticiper des ouvertures pour la rentrée prochaine, les associations de parents d’élèves API et FCPE ont donc décidé de s’unir en vue d’une future mobilisation.

Dans un premier temps, elles ont obtenu un rendez-vous avec Philippe Vafiades, l’élu chargé de l’enseignement, le 7 janvier prochain, au cours duquel les représentants des parents d’élèves espèrent évoquer ces difficultés et, surtout, l’élaboration d’une nouvelle carte scolaire. Il y a urgence à agir. L’Education nationale prépare en effet le mouvement des enseignants dès le mois de janvier. Si aucune décision n’est prise rapidement, le risque est d’avoir des difficultés à ouvrir des classes, ou d’avoir des classes mais sans poste d’enseignant pérenne.

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